MeteoThom
Étude en cours · 70 balayages

Une soirée dans le Doppler

Le 25 juillet, plusieurs noyaux orageux traversent le littoral varois. Le radar de Collobrières permet de suivre à la fois leur intensité et le mouvement radial des précipitations, toutes les cinq minutes.

Produits croisésPAM ET PAG
Mailles natives240 M ET 1 KM
Balayage affichéTOUR E · 0,4°
Pas temporel5 MINUTES
01 / Chronologie

Le passage, image par image

À gauche, la réflectivité après un filtre polarimétrique de lisibilité. À droite, la vitesse radiale Doppler du PAG. Violet et bleu se rapprochent du radar, rouge et jaune s'en éloignent. Le petit cercle blanc localise l'instrument, sans masquer le champ.

Repère au sol : des chutes de grêle sont rapportées entre Hyères et Toulon vers 19 h 45 heure locale, soit 17 h 45 UTC. Dix minutes plus tard, le noyau atteint son premier maximum dans ce volume radar.

Réflectivité filtrée et vitesse radiale Doppler à 17 h 55 UTC 17:55 UTC
17:55 UTC19:55 locale
70 / 109 pas de cinq minutes actuellement chargés. La tranche suivante sera ajoutée dès la levée du quota de l'archive.
17:55 UTC
Premier maximum

Le noyau qui passe sur l'ouest toulonnais présente alors la plus grande surface de classes supérieures à 60 dBZ de sa première traversée.

≈ 101 km²
Classes ≥ 60 dBZ

Estimation sur la grille polaire de 1 km après filtre de phase. Ce nombre décrit le rendu, pas une mesure de grêle au sol.

3 niveaux
Contrôle Doppler

Les tours 0,4°, 0,8° et 1,4° sont comparés pour éviter de prendre un pli isolé de vitesse pour une rotation réelle.

02 / Cisaillement

Deux scans, trois hauteurs

Le petit cercle suit le voisinage où l'algorithme trouve le cisaillement le plus cohérent. Il se situe en mer, environ 10 km au sud de Porquerolles et à 35 km du radar de Collobrières. Le rouge et le vert restent voisins aux trois angles, puis la forme s'ouvre dans une bande de vitesses plus large. C'est un signal d'organisation interne crédible, mais le Doppler brut ne dit pas qu'un tourbillon touche le sol.

Comparaison Doppler au large de Porquerolles à 18 h 50 et 18 h 55 UTC, avec le littoral, Toulon, Hyères et Port-Cros en repères
Le radar est à Collobrières, le petit cercle est en mer au sud de Porquerolles. Contours de réflectivité à 30, 45 et 55 dBZ. Ouvrir en 2340 × 1560
≈ 25 min
Cisaillement récurrent

La zone organisée se suit approximativement de 18 h 35 à 19 h UTC, avec son maximum le plus net vers 18 h 50–18 h 55.

3 angles
Cohérence verticale

Le même voisinage rouge/vert est contrôlé à 0,4°, 0,8° et 1,4°, pas sur une seule image isolée.

Aucun TDS
Débris non détectés

La polarimétrie ne montre pas la combinaison attendue pour des débris soulevés. Cela retire une preuve possible de tornade, sans permettre d'exclure un phénomène bref sous le faisceau.

03 / Polarimétrie

Dans le noyau de 17 h 55

Cette vue rapproche les quatre champs utiles au diagnostic. Le contour noir délimite 55 dBZ. À l'intérieur, certaines zones combinent une très forte réflectivité, une corrélation ρHV abaissée et un ZDR proche de zéro. Cette combinaison est compatible avec de la grêle ou un mélange d'hydrométéores, sans permettre à elle seule d'en déduire la taille au sol.

Réflectivité, corrélation rhoHV, ZDR et vitesse radiale du noyau orageux varois à 17 h 55 UTC
Tour E à 0,4°. PAM à 240 m pour TH, ρHV et ZDR; PAG à 1 km pour VRAD. Ouvrir en 2340 × 1530
≈ 14 km²
Proxy dual-pol à 17:55

Surface exploratoire combinant TH ≥ 55 dBZ, ρHV entre 0,70 et 0,95 et ZDR entre -1 et 1,5 dB.

≈ 6 km
Colonne ≥ 50 dBZ

Hauteur représentative atteinte par les échos très forts dans le volume de 17 h 55, au centre du faisceau.

Pas de preuve
Tornade

Aucun couplet compact ne tient plusieurs scans et plusieurs élévations. Dans ce secteur, le centre du faisceau bas passe déjà près de 1 km d'altitude : le radar ne démontre pas une tornade et ne sonde pas complètement la couche de surface.

04 / Donnée brute

Ce que le filtre doit enlever

L'archive référencée à 17 h 45 UTC regroupe les balayages de 17 h 50, 17 h 55 et 18 h 00. La réflectivité brute montre aussi le relief, la propagation anormale et des lobes parasites. Cette vue explique pourquoi le seul champ TH ne suffit pas.

Trois rendus de réflectivité brute du radar de Collobrières à 17 h 50, 17 h 55 et 18 h UTC
Réflectivité totale brute, seuil d'affichage -8 dBZ, maximum encodé 68,5 dBZ. Ouvrir en pleine définition
3 × 5 min
Contenu temporel

Le NetCDF rassemble trois sous-cycles de cinq minutes, chacun composé de six tours d'antenne.

68,5 dBZ
Plafond rencontré

La valeur maximale touche le plafond du codage. Elle signale un écho très intense, sans suffire seule à qualifier le phénomène.

0,4°
Angle physique le plus bas

Dans ce volume, le tour E est à 0,4°. Le tour F est à 0,8°, point confirmé directement dans les métadonnées.