Le noyau qui passe sur l'ouest toulonnais présente alors la plus grande surface de classes supérieures à 60 dBZ de sa première traversée.
Le passage, image par image
À gauche, la réflectivité après un filtre polarimétrique de lisibilité. À droite, la vitesse radiale Doppler du PAG. Violet et bleu se rapprochent du radar, rouge et jaune s'en éloignent. Le petit cercle blanc localise l'instrument, sans masquer le champ.
Repère au sol : des chutes de grêle sont rapportées entre Hyères et Toulon vers 19 h 45 heure locale, soit 17 h 45 UTC. Dix minutes plus tard, le noyau atteint son premier maximum dans ce volume radar.
17:55 UTC
Estimation sur la grille polaire de 1 km après filtre de phase. Ce nombre décrit le rendu, pas une mesure de grêle au sol.
Les tours 0,4°, 0,8° et 1,4° sont comparés pour éviter de prendre un pli isolé de vitesse pour une rotation réelle.
Deux scans, trois hauteurs
Le petit cercle suit le voisinage où l'algorithme trouve le cisaillement le plus cohérent. Il se situe en mer, environ 10 km au sud de Porquerolles et à 35 km du radar de Collobrières. Le rouge et le vert restent voisins aux trois angles, puis la forme s'ouvre dans une bande de vitesses plus large. C'est un signal d'organisation interne crédible, mais le Doppler brut ne dit pas qu'un tourbillon touche le sol.
La zone organisée se suit approximativement de 18 h 35 à 19 h UTC, avec son maximum le plus net vers 18 h 50–18 h 55.
Le même voisinage rouge/vert est contrôlé à 0,4°, 0,8° et 1,4°, pas sur une seule image isolée.
La polarimétrie ne montre pas la combinaison attendue pour des débris soulevés. Cela retire une preuve possible de tornade, sans permettre d'exclure un phénomène bref sous le faisceau.
Dans le noyau de 17 h 55
Cette vue rapproche les quatre champs utiles au diagnostic. Le contour noir délimite 55 dBZ. À l'intérieur, certaines zones combinent une très forte réflectivité, une corrélation ρHV abaissée et un ZDR proche de zéro. Cette combinaison est compatible avec de la grêle ou un mélange d'hydrométéores, sans permettre à elle seule d'en déduire la taille au sol.
Surface exploratoire combinant TH ≥ 55 dBZ, ρHV entre 0,70 et 0,95 et ZDR entre -1 et 1,5 dB.
Hauteur représentative atteinte par les échos très forts dans le volume de 17 h 55, au centre du faisceau.
Aucun couplet compact ne tient plusieurs scans et plusieurs élévations. Dans ce secteur, le centre du faisceau bas passe déjà près de 1 km d'altitude : le radar ne démontre pas une tornade et ne sonde pas complètement la couche de surface.
Ce que le filtre doit enlever
L'archive référencée à 17 h 45 UTC regroupe les balayages de 17 h 50, 17 h 55 et 18 h 00. La réflectivité brute montre aussi le relief, la propagation anormale et des lobes parasites. Cette vue explique pourquoi le seul champ TH ne suffit pas.
Le NetCDF rassemble trois sous-cycles de cinq minutes, chacun composé de six tours d'antenne.
La valeur maximale touche le plafond du codage. Elle signale un écho très intense, sans suffire seule à qualifier le phénomène.
Dans ce volume, le tour E est à 0,4°. Le tour F est à 0,8°, point confirmé directement dans les métadonnées.
Tourner autour de l’orage en 3D
Six élévations replacées à leur altitude réelle, avec une bascule entre les portes mesurées et le volume interpolé à 18 h 55 UTC.